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Les victoires nazies (Cours d'histoire)

Les grandes phases de la Seconde Guerre mondiale

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I-A - Les victoires nazies

(Voir la page précédente : Introduction : les causes de la guerre)

L'invasion de la Pologne (1er au 29 septembre 1939)
L'invasion de la Pologne a été déclenchée par l'armée nazie le 1er septembre 1939. Cette agression contre la Pologne entraîne l'entrée en guerre de la France et du Royaume-Uni (défenseurs de la Pologne) le 3 septembre 1939.

La campagne de Pologne est une victoire nazie redoutablement rapide : la Pologne est écrasée en moins d'un mois.

Deux raisons expliquent la rapidité de la victoire nazie :

  • La supériorité tactique des armées nazies avec l'utilisation de la stratégie Blitzkrieg (guerre-éclair) qui permet de déborder l'ennemi.
  • Les Polonais, mal organisés et sous-équipés, doivent se battre sur deux fronts : ils sont attaqués à l'ouest par l'Allemagne et à l'est par l'URSS.

À l'issue des combats, la Pologne est partagée en deux entre ses deux agresseurs.

Hitler se tourne ensuite vers la Scandinavie (mars-avril 1940)
Son but : protéger la route du fer suédois que les alliés souhaitent couper.
L'attaque alliée à Narvik (au nord de la Norvège) est un échec. Hitler envahit le Danemark et la Norvège protégeant ainsi parfaitement l'approvisionnement en fer de l'Allemagne.
De leur côté, les Soviétiques occupent la Finlande.

La bataille de France (10 mai 1940 - 22 juin 1940)
Que s'est-il passé entre le 3 septembre 1939 et le 10 mai 1940 ?

C'est la « drôle de guerre » : il ne s'est rien passé d'important. C'est une guerre de position où les armées franco-anglaises et les armées allemandes restent face à face derrière leurs lignes de front. Cette attente mine le moral des Français.

L'invasion de la France se fait par la conquête de la Hollande et celle de la Belgique et du Luxembourg. Cette stratégie permet de contourner la ligne de défense française (la ligne Maginot). Les Panzers allemands foncent à travers les Ardennes et pénètrent sur le territoire français à Sedan. Ils prennent ensuite les troupes franco-anglaises à revers au sud et au nord.

Les conséquences de cette attaque sont dramatiques pour les démocraties :

  • La Belgique et la Hollande capitulent.
  • Les Français et les Anglais, coincés dans la poche de Dunkerque tentent de quitter la France. Certains y parviennent (des Anglais surtout) et d'autres, nombreux parmi les Français, sont faits prisonniers.
  • La campagne de France peut continuer sans encombre pour les armées nazies. C'est une véritable débâcle française : Paris est menacé, le gouvernement français quitte Paris pour se réfugier à Bordeaux.


C'est le moment que choisit l'Italie pour entrer en guerre (10 juin 1940). Un deuxième front se crée donc au sud. La situation se détériore donc encore pour la France.

À Bordeaux, c'est alors l'affrontement politique entre ceux qui veulent poursuivre la guerre avec les colonies (Charles de Gaulle) et ceux qui veulent signer l'armistice (Maréchal Philippe Pétain).

Le point de vue de Pétain l'emporte et ce dernier, appelé au gouvernement le 16 juin 1940, signe l'armistice le 22 juin 1940 à Rethondes.

En cinq semaines de combat, la France est battue. 92.000 soldats français ont été tués dans une bataille qui demeure sans doute la pire défaite française.

L'armistice prévoit deux modifications territoriales importantes :

  • l'Alsace-Lorraine est rattachée à l'Allemagne
  • La France est divisée en deux : la France du nord (France directement occupée par les nazis, avec Paris comme capitale) et la France du sud (dite France « libre », avec Vichy comme capitale). Entre ces deux France passe la ligne de démarcation.

Fin juin 1940, le seul pays d'Europe qui lutte encore contre l'Allemagne nazie est le Royaume-Uni. Hitler fait des propositions aux Anglais pour conclure un traité de paix. Churchill, premier ministre du Royaume-Uni depuis mai 1940, refuse. C'est le début de la bataille d'Angleterre.

Les Anglais vont subir le « Blitz » : des bombardements allemands massifs sur Londres et tout le sud de l'Angleterre. Le but de ces bombardements est d'épuiser le Royaume-Uni. Malgré ce pilonnage, Hitler ne parvient pas à venir à ses fins et le Royaume-Uni poursuit sa résistance pendant toute la guerre.

Les dernières offensives nazies visent l'Europe balkanique et danubienne : elles entraînent l'occupation de la Roumanie (oct. 1940) et de la Bulgarie (printemps 1941) qui se déclarent alliées du Reich.

Parallèlement à ces interventions allemandes, Mussolini veut aussi conquérir un petit empire. Il intervient à la fin de l'année 1940 en Égypte. Il s'attaque ensuite aux Balkans, mais les armées fascistes sont repoussées par les Grecs. Hitler doit intervenir pour secourir les Italiens. La Yougoslavie est écrasée par les armées fascistes et nazies. La Grèce est conquise en avril 1941.

Toutes ces interventions ponctuelles dans l'Europe balkanique et danubienne ne sont qu'une préparation à une offensive beaucoup plus large qui conduit à la mondialisation du conflit.

La suite du cours : I-B - La mondialisation du conflit

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