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Des problèmes internes (Cours d'histoire)

Le GPRF et la Quatrième République

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II-A - Des problèmes internes

(Voir la page précédente : I-B - L'installation du nouveau régime)

Une opposition politique de plus en plus vive

La IVème République s'est heurtée dès le début de son fonctionnement à une double opposition:

  • celle des communistes (anciens ministres, devenus très critiques à l'égard du nouveau régime)

  • celle de de Gaulle qui crée en avril 1947 (après son discours de Bayeux), un parti d'opposition : le RPF (Rassemblement du Peuple Français).

    Le RPF est dès sa création un parti d'opposition puissant puisqu'il obtient 40% des voix dans les grandes villes lors des élections municipales d'octobre 1947.

Une nouvelle alliance : la Troisième Force

Face à cette double opposition, les Socialistes de la SFIO et le MRP s'allient aux radicaux, petits partis centristes, pour former ce que l'on appelle la Troisième Force.

Cette alliance de la Troisième Force oriente sa politique de reconstruction dans deux directions complémentaires au début : elle privilégie l'alliance avec les États-Unis et favorise les débuts de la construction de l'Europe.

Mais la politique sociale et économique de la Troisième Force n'est pas clairement définie. Et pour cause : les trois forces ne sont pas d'accord sur les grandes orientations politiques et sur le rôle de l'État dans l'économie.

La seule solution face à cette situation est l'immobilisme qui finalement mécontente tout le monde.

La Troisième Force conserve tout de même la majorité aux élections législatives de juin 1951 grâce au système des apparentements.

La fin de la Troisième Force

La coalition de la Troisième Force qui bénéficie des apparentements survit peu de temps aux élections législatives de juin 1951.

En septembre 1951, le vote de la Loi Barangé sur le financement par l'État des écoles primaires publiques mais aussi privées provoque le mécontentement des socialistes qui passent dans l'opposition.

La fin de la Troisième Force entraîne un nouveau glissement vers la droite de la coalition de pouvoir. Pour la première fois depuis la libération, un gouvernement de droite est au pouvoir : il est dirigé par Antoine Pinay, qui appartient au Centre National des Indépendants (CNI), parti de droite libérale.

La politique d'Antoine Pinay

La politique que mène le nouveau président du Conseil vise à rétablir la confiance dans le domaine économique et financier.

Antoine Pinay s'adresse notamment aux possédants, aux rentiers. Il lance à leur égard un emprunt indexé sur l'or et exonéré de droit de succession. Cet « emprunt Pinay » rencontre un large succès et permet de rétablir l'équilibre budgétaire. L'équilibre budgétaire est aussi le résultat d'une période de croissance très favorable.

Les oppositions à Antoine Pinay

La politique d'Antoine Pinay est également très anticommuniste, ceci d'autant plus qu'une agitation sociale touche la France en 1953 : il y a plus de 13 millions de grévistes, qui réclament notamment une redistribution plus équitable des fruits de la croissance.

Cette agitation touche aussi le monde des artisans et des petits commerçants qui craignent d'être victimes de la modernisation et d'être maintenus à part de la reconstruction. Cette protestation des artisans et des petits commerçants prend le nom de « poujadisme », du nom de son leader, Pierre Poujade.

Antoine Pinay doit donc faire face à une opposition sociale à sa droite (poujadisme) comme à sa gauche (grèves).

Pour affaiblir encore sa position, son gouvernement se divise sur le projet de Communauté Européenne de Défense (la CED).

Cette division entraîne la démission d'Antoine Pinay. Cela marque aussi le retour à l'immobilisme dans les décisions politiques mises en place.

L'instabilité ministérielle

La démission d'Antoine Pinay met en évidence un autre mal qui touche la IVème République : une très grande instabilité ministérielle. 20 ministères se succèdent en 11 ans.

Cette instabilité ministérielle accentue encore l'immobilisme dans les décisions politiques : aucun gouvernement ne peut mettre en place une politique dans la continuité et notamment résoudre les problèmes internes et externes (coloniaux) les plus graves.

La suite du cours : II-B - Des problèmes coloniaux

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