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Collaborer ou résister (Cours d'histoire)

L'Europe et la France pendant la Deuxième Guerre mondiale

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I-C - Collaborer ou résister

(Voir la page précédente : I-B - Une Europe exploitée et martyrisée)

Les collaborations

Certains pays d'Europe, principalement des pays satellites mais aussi des pays vassaux, développent une politique d'aide à l'égard de l'Allemagne nazie.

On distingue deux attitudes, deux groupes :

  • Les collaborateurs : ce sont des gens qui coopèrent avec l'occupant allemand sans nécessairement partager les idées nazies. On parle de collaboration tactique.
  • Les collaborationnistes : ce sont des gens qui, non seulement coopèrent avec l'occupant allemand, mais partagent les idées nazies et souhaitent la victoire de l'Allemagne. On parle alors de collaboration idéologique.

    Cette collaboration la plus active touche 1 à 2 % de la population européenne.

À l'échelle de l'Europe, on retrouve ces deux nuances.

Ainsi, une collaboration idéologique, qui est le fait de collaborationnistes, se met en place en Norvège (dirigé par Quisling), en Hongrie (dirigé par Horthy), en Croatie (avec les Oustachi dirigés par Pavelic). Les régimes mis en place sont des régimes totalitaires qui appliquent les mesures racistes des nazis et mettent leur économie volontairement au service des nazis.

Dans d'autres pays, des individus ou des groupes ont pu également adhérer à cette collaboration idéologique.

D'autres pays sont marqués par une collaboration tactique. Les gouvernements font alors des concessions limitées aux Allemands, pensant y gagner des compensations. C'est le cas du régime de Vichy.

Cette collaboration tactique, dans le but d'une compensation est aussi le fait de nombreux individus dans tous les pays occupés.

Les autres pays occupés (Pays-Bas, Belgique, Danemark) font preuve d'une collaboration minimale. L'administration fait fonctionner le pays dans le cadre des exigences nazies tout en limitant, dans la mesure du possible, ces exigences.

Les deux formes de collaboration ne concernent qu'une minorité d'indvidu au sein des populations européennes. Les exactions commises par les Allemands détournent une grande partie de la population d'une éventuelle entente ou collaboration et conduit aussi un petit nombre d'individus à résister.

Les Résistances

a) Les motivations qui poussent les gens à résister sont diverses d'un individu à l'autre :

  • La première motivation est la volonté de lutter contre le fascisme, le nazisme, le système totalitaire et raciste qui se met en place en Europe. Il n'y a pas de portrait politique et culturel type des résistants : ils sont de tous les milieux.
  • Il existe également des motivations personnelles qui poussent surtout les jeunes vers la résistance : ainsi, échapper au STO en France, conduit de nombreux jeunes, souvent inexpérimentés, dans les rangs de la résistance.
  • Le goût du risque, de l'aventure est enfin une des motivations qui pousse les plus jeunes là-encore à rejoindre la résistance. Le risque est bien réel, puisque dans les pays occupés, les résistants sont considérés comme des terroristes : s'ils sont capturés, ils sont le plus souvent fusillés sur place.

b) La résistance prend des formes très variées en Europe :

  • Elle peut prendre la forme d'un sabotage « administratif ».
  • Elle peut se manifester par des grèves ou des manifestations menées par exemple à partir de 1943 par les mineurs belges qui refusent de travailler pour les Allemands.
  • Elle peut s'organiser autour de filières d'évasion : par exemple des juifs du Danemark qui sont évacués vers la Suède en 1943.
  • Elle peut conduire à la mise en place de réseau de renseignements en direction des alliés. « L'orchestre rouge » par exemple renseignait Moscou sur les intentions des nazis.
  • Les actes les plus visibles étaient évidemment les attentats contre les occupants ou encore les sabotages contre les voies de communications, les lignes téléphoniques, les ponts, les tunnels…
  • Avec l'approche de la fin de la guerre, la résistance prend la forme de véritables opérations militaires. Une véritable guérilla est par exemple menée en Yougoslavie. Elle conduit à la libération du pays par Tito et ses partisans communistes sans quasiment aucune aide extérieure.

La résistance a été particulièrement importante dans les pays de l'est (Pologne, Grèce, Yougoslavie, Ukraine). Mais dans certains de ces pays, elle a souvent été affaiblie par la lutte entre les résistants communistes et les résistants non communistes.

La suite du cours : II-A - L'armistice et ses conséquences

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