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L'Europe et la France pendant la Seconde Guerre mondiale |
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II - LA FRANCE PENDANT LA GUERREA - L'armistice et ses conséquencesDu fait de la débâcle en mai-juin 1940, le Maréchal Pétain, chef du gouvernement depuis le 16 juin 1940, signe l'armistice avec l'Allemagne le 22 juin 1940. Les clauses définies par cet armistice sont très sévères à l'égard de la France :
Le 10 juillet 1940, Pierre Laval réunit
à Vichy le Parlement
(la Chambre des Députés et le Sénat). Il leur demande
de voter une loi constitutionnelle composé d'un article
unique qui donne tous les pouvoirs à Pétain. Cette
loi est adoptée par 569 voix contre 80. Ainsi commence un nouveau
régime : "l'Etat français". B - "L'Etat français"Le nouveau régime est construit autour de la personnalité du maréchal Pétain. Un véritable culte de la personnalité est mis en place autour de ce vieillard (84 ans en 1940).
Pour asseoir encore son autorité mais aussi pour "condamner les responsables de la défaite française", les dirigeants de la IIIéme République sont arrêtés (Edouard Daladier, Léon Blum). A partir de 1942, ces hommes politiques sont jugés au procès de Riom : aucune décision ne sera prise mais ils resteront en prison ou seront livrés aux nazis pour être déportés.
La "Révolution nationale" est construite autour de la devise "Travail, Famille, Patrie" qui remplace pendant 4 ans le devise "Liberté, Egalité, Fraternité".
Le début officiel de cette collaboration d'Etat est marquée par l'entrevue de Montoire entre Hitler et le maréchal Pétain, le 24 octobre 1940 . Elle se déroule sous l'impulsion de Pierre Laval, qui est alors vice-président du Conseil (en fait chef du gouvernement, alors que Pétain est chef de l'Etat). Cette rencontre est conforme aux idées collaborationnistes de Laval. Au nom de la collaboration d'Etat et par idéologie, des lois racistes sont votées à l'image de la loi d'octobre 1940 qui interdit de nombreux métiers aux Juifs. De même, un commissariat aux affaires juives est créé. Ce commissariat est dirigé par un collaborationniste, antisémite, Xavier Vallat. Ce dernier fait voter, en juillet 1941, une loi portant "Statut des Juifs" qui aggrave les restrictions concernant les Juifs et ordonne un recensement national des "Israélites". Cela conduit donc le régime de Vichy à participer à la "Solution finale" : 76.000 juifs des 300.000 vivant en France sont déportés, 2.500 reviendront. Pétain n'est pas d'accord avec ces mesures extrêmes ni avec le colaborationnisme le plus violent (Robert Brasillach, journaliste : "Ce que nous voulons, autant que cela dépend de nous, ce n'est pas la collaboration, c'est l'Alliance"). En désaccord avec Pétain, Laval est renvoyé dès décembre 1940. Il est remplacé par l'Amiral Darlan. Après décembre 1940, la politique de collaboration ne change pas vraiment d'orientation, par contre la pression allemande va être de plus en plus forte. En juin 1942, après le retour de Laval sous la pression des Allemands, la politique de collaboration s'accentue avec l'instauration de la Relève (envoi d'ouvriers français en Allemagne en échange du retour de prisonniers de guerre) puis en février 194, du STO (Service du Travail Obligatoire), qui conduit 700.000 Français en déportation de travail. En novembre 1942, avec l'occupation de la zone sud par l'Allemagne et l'Italie, la collaboration va franchir un nouveau pas. Cela se traduit par l'arrivée au pouvoir des "ultras" de la collaboration, des collaborationnistes les plus déterminés :
Les Français s'en sortent souvent par le système
D (les astuces, la débrouille) ou en utilisant des produits
de substitution ou Ersatz
(ex. : les semelles en bois pour les chaussures). C - La résistance françaiseOn estime que les faits de résistances en France ont concerné 1% à 1,5% de la population, et pourtant cette résistance est très divisée. On devrait en effet plutôt dire les résistances
françaises.
Cet appel marque la naissance de la France Libre.
En juillet 1940, la France Libre ce sont seulement
7.000 hommes environ autour de de Gaulle à
Londres. Pour rajouter à la faiblesse de de Gaulle, la France Libre n'est pas reconnue par les Alliés comme un gouvernement en exil et, la France libre n'a pas de lien, pas de contact avec les premiers mouvements de résistance en France.
En zone sud, l'absence des Allemands facilite la formation spontanée, parfois désordonnée de groupes (ou réseaux) comme Combat (Henry Frenay), ou encore Franc-Tireur (Marc Bloch). En zone nord, la situation est plus difficile
pour les résistants qui doivent rapidement s'organiser en réseaux
clandestins s'ils veulent échapper à la Gestapo. Seul le Front National, groupe de résistants communistes, fondé en mai 1941 mais surtout actif à partir de juillet 1941, est présent en zone nord et en zone sud. Le problème de tous ces mouvements de résistance jusqu'à la fin de l'année 1941, c'est qu'ils sont divisés, parfois concurrents, faiblement implantés dans les régions et globalement mal organisés.
Jean Moulin unit les résistants du sud de la France en créant les Mouvements Unis de la Résistance (MUR) en janvier 1943. Et le 27 mai 1943, il réunit sous l'autorité de de Gaulle l'ensemble des mouvements de résistants français au sein du CNR (Conseil National de la Résistance). La mission de Jean Moulin s'arrête un mois plus tard : le 21 juin 1943 : il est arrêté, torturé par la Gestapo lyonnaise, et décède lors de son transfert en Allemagne juillet 1943.
Depuis mai 1943, de Gaulle est en Algérie, qui a été reconquise par les Alliés et les Forces Françaises Libres ou FFL (armée de la France Libre). Le 3 juin 1943, il devient le chef du Comité Français de Libération Nationale, mais il partage ce poste avec le général Giraud, qui est soutenu par les Américains. De Gaulle réussit finalement à se débarrasser de Giraud pour s'imposer comme le seul chef de la France libre. Il sera à partir de juin 1944, le chef du Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF). La résistance française, tant intérieure (les FFI, Forces Françaises de l'Intérieur qui accomplissent la libération de Paris) qu'extérieure (les FFL, Forces Françaises Libres qui libèrent le sud de la France), participent à la libération de la France aux côtés des Alliés.
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